Lettre d’opinion
-
-
Moment historique : le féminicide devient un meurtre au premier degré
Le 18 juin 2026, la Loi visant à protéger les victimes, anciennement le projet de loi C-16, a
reçu la sanction royale. Cette réforme majeure du Code criminel marque un tournant dans la
réponse judiciaire à la violence fondée sur le genre. Elle prévoit notamment que les meurtres
commis dans des contextes de contrôle coercitif, de haine, de violence sexuelle ou
d’exploitation sexuelle seront désormais réputés constituer des meurtres au premier degré, soit
la forme d’homicide la plus grave prévue par le Code criminel. Lorsque la victime est une
femme, la loi reconnaît désormais ces meurtres comme des féminicides.